La République Démocratique du Congo (RDC), autrefois Congo Kinshasa, puis Zaïre de 1971 à 1997, est indépendante depuis 1960. Dix ans après son indépendance, le Général Mobutu Sese Seko lui imposera une dictature à laquelle mettra fin, en 1997, feu Laurent-Désiré Kabila. Aidé de l'Angola, du Zimbabwe et de la Namibie, son combat a été de réduire sur le territoire congolais l’influence de ses petits voisins : le Rwanda et l’Ouganda. Malheureusement une partie de la RDC passera sous le contrôle de ces pays en 1999. Les accords de Lusaka signés, cette année là, aboutiront à un cessez-le-feu entre les cinq armées étrangères présentes en RDC.

 

C’est la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) qui veille, depuis, au respect scrupuleux de ces accords de paix. L’Etat congolais, aujourd’hui dirigé par Joseph Kabila (le fils de son père) et miné par la guerre n’a jamais vraiment pu mettre en place une infrastructure de base et une politique de développement en matière de télécommunications. Domaine dans lequel la RDC accuse aujourd’hui un retard considérable, surtout en termes de vulgarisation. Les opérateurs privés de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès Internet se partagent, en effet, la manne que représente ce pays en pratiquant des tarifs encore trop onéreux pour la plupart des Congolais. Le phénomène n’est pourtant pas nouveau car les entreprises privées ont depuis l’époque coloniale eu le droit de développer leur propre réseau de télécommunications. Ainsi, Gecamines, la plus importante compagnie minière du pays qui est actuellement en phase de restructuration a mis en place un réseau privé téléphonique privé comprenant 6 000 lignes. Elle dispose d’une station terrestre de standard B. Néanmoins, il faut admettre que les acteurs de ce secteur ont réussi à surmonter les contraintes naturelles – le relief irrégulier et l’immensité de sa forêt –, l’instabilité politique et la défaillance du réseau filaire – certains le qualifient de « médiocre » - en adoptant les technologies les plus récentes en matière de téléphonie mobile et d’Internet (Internet sans fil).

 

La RDC, le troisième plus vaste territoire d’Afrique avec une superficie de 2 345 410 m², divisé en 11 provinces (Bandundu, Bas-Congo, Équateur, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Katanga, Kinshasa, Maniema, Nord-Kivu, Orientale et Sud-Kivu) est le lieu où se déploient paradoxalement des technologies de pointe en matière de télécommunications. Malheureusement, en dépit des multiples sources d’énergie dont il dispose, le pays bénéficie d’un faible niveau d’électrification. La Société Nationale d’Electricité (SNEL) ne produit que 30% de son potentiel. Cette petite production profite essentiellement à la ville de Kinshasa, à la province littorale du Bas-Congo, à la province du Katanga et à quelques villes de la province orientale. Cette couverture minimale et instable peut également nuire aux équipements. Ajoutons à cela, le coût élevé de la connexion à Internet et nous avons là quelques uns des obstacles majeurs au développement de l’Internet, du moins à son utilisation massive. Dans ce contexte, on comprend pourquoi le cellulaire est devenu, depuis son apparition dans les années 86-87, l’outil de communication roi en RDC. Ce sont aujourd’hui les ONG, en concertation avec le ministère des Postes et Télécommunications, l’un des rares à ne pas faire mention des nouvelles technologies dans son intitulé, qui s’évertuent à faire de la société de l’information une réalité en RDC. C’est d’ailleurs grâce au Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI) et à ses recommandations que les nouvelles technologies, dont l’encadrement fait partie des attributions du ministère des télécommunications depuis 1999, sont aujourd’hui une priorité en RDC. Notamment pour l’actuel ministre, Mme Gertrude Kitembo.

 

République démocratique du Congo (RDC) : .cd

 

KEY STATISTICS

 

2 000 000

Internat. Internet Bandwidth

National local-call dialup IP tariff

Cities with dialup IP POPs

Opéré par Africanus

Key issues

 

 

COUNTRY BACKGROUND DATA

Les premiers fournisseurs d’accès Internet ont fait leur apparition en RDC entre 1986 et 1988. La défaillance du réseau filaire, à l’exception de Congo Korean Telecoms, les ont obligé à se tourner vers la radio-communication. Se connecter à Internet coûte au minimum 650 dollars et un abonnement mensuel 75 dollars. Aussi la plupart des Congolais se rabattent sur les cybercafés où l’heure de connexion est facturée à 1,30 dollar, ce qui est encore très cher pour la population. C’est pour pallier à cette situation que les opérateurs de téléphonie mobile essaient d’offrir des services d’Internet sur le cellulaire.


Number of ISPs and profiles

ISP

Inter Connect

Africanus.net

Congo Korea Télécom (CKT)

Microcom

Raga Net

Afrinet

Sogetel

Offre

Wireless, web hosting

Dialup : Kinshasa and Lubumbashi

Il est le plus ancien fournisseur d’accès (1997) et fournit un accès dial up

 

Internet Service, VoIP,

 

Internet haut débit

Wireless only

Wireless only, IP Radio, VoIP

 

Wireless only, web Hosting Afrinet dispose d’un réseau dénommé Réseau Métropolitain d'Afrinet (RMA) directement connecté à Internet grâce à une ligne de satellite (utilise deux puissants Firewall, FW1 et FW2).

Système sans fil (wireless) basé sur les technologies DSL (Digital Subscriber Line) et dial up

 

Couverture

Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Kananga, Kikwit et Muji-Mayi, et bientôt Goma et Likasi

Kinshasa

Kinshasa

Kinshasa, Matadi, Lubumbashi, Kananga, Mbandaka, Mbuji-Mayi

 

Kinshasa

Kinshasa

Kinshasa

Connectivité

-Kinshasa : 512 /128 Kbps via Data Marine UK

-Lubumbashi : 256/128 Kbps via Data Marine UK

-Mbuji Mayi : 256/128 Kbps via Data Marine UK

128 k via New Skies Satellites N.V. USA

 

NA

-Kinshasa : 2 Mbps via UUNet Belgium

-Lubumbashi : 512/128 via UUNet Belgium

-Matadi : 512/128 via UUNET Belgium

 

-Kinshasa : 512 /128 Kbps via Data Marine UK

-Lubumbashi : 256/128 Kbps via Data Marine UK

-Mbuji Mayi : 256/128 Kbps via Data Marine UK

 

:-Kinshasa : UUNet Belgium 512K

 

Site Internet

www.ic.cd

 

http://www.africanus.cd

 

 

www.micronet.cd

www.raga.net

 

www.afrinet.cd

 

www.sogetel.cd

 

Source : www.nsrc.org

 

Autres Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) en RDC :

 

1.     SAPROCOM : wwww.gnet.cd

2.     SIMBATELECOM: www.simbatel.com

3.     KINSHASA NETWORK : www.kin-net.net

4.     CYBERNET : www.cybernet.cd

5.     ATON CONGO : www.atoncongo.cd

6.     ORION COM : www.orioncom.cd

7. GOBAL WEB DIMENSION : www.gwd.cd

Autres fournisseurs d’accès : Aton Congo (www.atoncongo.cd) qui est propriétaire du nom de domaine .cd. La gestion du nom de domaine relève de la compétence d’une société privée

 

Dial-up subs:

 

Leading ISPs: Subscribers, Users and International Bandwidth :

 

ISP

Inter Connect

Congo Korea Télécom

Microcom

Africanus.net

Total estimated users

 

Subscribers

Total

 

 

 

 

Dial-up

 

 

 

 

Leased lines

 

 

 

 

International bandwidth

In

 

 

 

 

Out

 

 

 

 

 

 

GEOGRAPHIC COVERAGE

 

Kinshasa, la capitale, Lubumbashi, les principales villes minières et les capitales des différentes provinces du pays sont les villes prioritairement couvertes par les opérateurs de télécommunications.

 

Cyber-cafes:

 

Les cybercafés se sont développés en RDC, comme partout ailleurs en Afrique, principalement dans les villes de Kinshasa et Lubumbashi. L’heure de connexion coûte environ 1,30 dollar dans ces lieux qui contribuent à la démocratisation de l’Internet en RDC. Surtout dans un pays, où pour jouir d’une connexion Internet fiable, les hommes d’affaires et certaines organisations s’offrent des valises satellitaires.

 

Contenus locaux et webdesigners 

 

Les fournisseurs d’accès sont dans la plupart des cas des hébergeurs qui fournissent des services de webdesign. Et la RDC, toutes proportions gardées est bien représentée sur le net. C’est en tout le cas de sa société civile avec le site www.societecivile.cd. La presse y est également bien représentée à travers le portail d’informations Digital Congo (www.digitalcongo.net) et le quotidien La Conscience dont la rubrique « Télécommunications »constitue une mine d’informations sur ce secteur en RDC. Par ailleurs, tous les acteurs de cette industrie disposent d’une fenêtre sur la toile.


 

Current status of regulation:

 

Ainsi l’ARPTC