Guerre en RDC
La Crise en République Démocratique du Congo :
Origine et conséquences
Chers Internautes, loin de nous départir de notre vocation d’agent de développement durable par les NTIC, il nous paraît opportun d’éclairer votre lanterne sur l’instabilité à l’Est de la République Démocratique du Congo, fait qui défraye la chronique dans la Région des Grands Lacs. En effet, nous avons le devoir de denoncer tout fait de nature à retarder le développement durable des populations longtemps meurtries par des guerres cycliques.
De Banyamurenge ou Communauté Tutsi en RDC
La RDC regorge une multitude de tribus estimées plus au moins à 450, contrairement à ses voisins du grand lac : le Rwanda et le Burundi qui n’en comptent que deux : les Tutsi et les Hutu, estimés ensemble à 4 millions d’habitants, pendant que la RDC a à elle seule : 65 millions d’habitants.
De 450 tribus congolaises auxquelles s’ajoutent deux tribus burundo-rwandaises, aucune ne portait ni ne porte le nom de Banyamurenge.
Du point de vue historique :
Les mouvements d’immigrations clandestines de cette population étrangère Burundo-rwandaise vers l’Est de la RDC, plus précisement vers Fizi, au Sud-Kivu en RDC alors Congo Belge, date d’avant 1936. Leur cohabitation avec la population congolaise autochtone était marquée par des querelles et rivalités dues essentiellement à l’occupation anarchique des terres et à l’intensification d’autres infiltrations clandestines qui suivirent aux files de temps.
Voilà qui provoque le glissement de 15 familles tutsi vers le groupement Kayubu où elles s’installèrent sur les vastes plaines qui font le prolongement des plateaux de Vyura à Kalemie au Katanga, ex Shaba entre 1964-1965.
Le pâturage de Vyura répondant bien à leur mode de vie des pasteurs, ces familles ont fait appel à leurs compatriotes burundo-rwandaise restés à Fizi et à ceux du Rwanda et Burundi dont l’appel intéresssait.
Ces derniers ont ainsi commencé à gagner la RDC par petit groupe de 10 à 15 familles pour les uns et de 20 à 50 familles pour les autres, etc.
Cette situation donna le goût d’y être et d’y rester, de façon à ne plus jamais retourner ni au Burundi ni au Rwanda.
En prévision des hostilités qu’ils savaient certaines de la part des autochtones et révant d’occuper definitivement cette partie congolaise leur offerte gratuitement durant la période coloniale, ainsi naquit dans leur mémoire l’idée de s’ériger en à un état autonome et , pour y parvenir, il fallait d’abord et avant tout s’identifier par un nom à resonance congolais.
L’on comprendra aisément la raison les ayant motivé d’avoir simulé leur veritable identité, à dessein pour s’identifier derrière un nom de la colline congolaise de Murenge, mot swahili composé du préfixe Banya et du suffixe Murenge.
Selon la sémantique du mot de Banyamurenge, il sied de comprendre Banya comme habitant et Murenge comme colline et, la lecture en un mot de signifier : Les habitants de la colline Murenge alors que les noms des toutes les tribus congolaises tirent leur origine d’un ancêtre commun à cette tribu, donc d’un être vivant ; les populations burundo-rwandaises tirent le nom d’une colline, ce qui est contraire aux us et coutumes congolaises et traduisant par conséquent leur statut d’immigré en RDC.
En effet, à la lecture de la note d’archives du 07 avril 1955, réferencée n°1552/POL/F et classement n° 21/490/B.17/, du Gouverneur du Katanga, adressée au Commissaire de District du Tanganyika rensegne : « Le plan décennal du Rwanda – Urundi a mis l’accent sur la population croissante aggravée par une réduction concomitante de terres arables dont souffre le territoire sous tutele et on tire la conclusion que le déplacement des populations envisagées, non seulemnt à l’intérieur du territoire mais aussi vers les trois groupes des régions choisies dans le Nord-Kivu, surtout les Banyamurenge, ne constituent que d’insignifiants palliatifs étant donné la gravité du problème à résoudre.
En conséquence, le gouvernement général cherche d’autres zones de peuplement.
Pour l’instant à l’Ouest et au Nord d’Albertville, en vue de l’installation future des populations excédentaires du Rwanda-Urundi, dont la situation démographique est telle qu’il faut envisager le déplacement des populations vers le Congo belge. Il est donc indispensable de faire procéder aux études préliminaires des terres vacantes et le statut politique à donner aux immigrants.
« En matière foncière, j’ai prévenu le Comité spécial du Katanga, en vue d’obtenir un accord de principe de manière à pouvoir entamer par la suite , les pourparlers sur le plan officiel. La formule acceptée sur les centres Extra-coutumiers ayant fait l’objet des arrêtés royaux de 22 décembre 1947, pourrait servir de base.
Les terres seraient cédées aux circonscriptions indigènes qui les laissent occuper gratuitement par les immigrants.
A présent, il est clairement démontré que l’appellation « Population étrangère Burundo-rwandaise » n’est guère une invention congolaise, mais bien de l’autorité coloniale belge.
De ce qui précède, il suffit pour nous de lier les causes à effets pour cerner les causes réelles de l’instabilité chronique de la région des Grands Lacs, en général et de l’Est de la RDC, en particulier, pour l’assimiler à la matérialisation de leur rêve d’antan, celui de s’ériger un jour en Etat autonome ou, faute de mieux, se faire accepter comme une des tribus congolaises du Sud Kivu.
.
Si nous avons tenu à éclairer votre religion par des présentes précisions, nous n’avons fait , en ce qui nous concerne, qu’encourager les Banyarwanda installés en RDC, désireux d’obtenir la nationalité congolaise de se plier aux lois et règlements de la Répblique Démocratique du Congo en matière d’acquisition de la nationalité qui, en fait, revêt le caractèr personnel et individuel.
La question que l’on est en droit de se poser est sur quoi rimerait les pressions faites sur le Gouvernement Congolais sur l’octroi d’une nationalité collective ou par intégration alors que les banyamurenge à l’instar des autres communautés immigrées, ne font l’objet ni de la xénophobie ni d’une quelconque tentative d’explusion du Congo démocratique ?
Aussi la lutte bec et ongles de la dite communauté de se voir attribuer en bloc la nationalité congolaise comporte d’une part des conséquences immédiates comme l’intensification des infiltrations clandestines favorisant l’installation à volonté sur le territoire congolais, des Tutsi et Hutu Burundo-rwandais et d’autre part celles lointaines notamment l’accentuation de la croissance démographique en vue de la matérialisation, le moment venu, de leur rêve de s’ériger mordicus en Etat autonome.
En conclusion, si nous sommes réellement ceux qui, sans être membre d’un quelconque parti politique, construisent l’église au milieu du village, nous devons accorder aux événements leurs véritables jugements de valeur et considérer le problème de Banyamurenge comme un guest-apens susceptible de faire imploser la RDC pour créer une République autonome sur le territoire congolais.
Franklin MPOTO IYANGO
Par ccn
| Avant
| 13/12/2004 18:09
| Après
| Actualités
|
aucun commentaire
|