Par la  SOCIETE CIVILE DU NORD-KIVU

UNE AGRESSION OU UNE INSURECTION ?

INTRODUCTION

 Tout a commencé avec la décision du conseil supérieur de la défense qui a consisté à envoyer des militaires au Nord-Kivu avec deux objectifs :

-         Traquer les interahamwe actifs à l’est de la RDC en général et au Nord – Kivu en particulier

-         Stopper et empêcher les incursions de l’armée rwandaise en RDC.

Déjà, le samedi 11 décembre 2004, le Major Claude, commandant de la 126ème bataillon basé à Kanyabayonga a fait savoir aux autorités civiles de la place qu’il n’acceptera pas que les troupes déployées à Beni envoyés par le gouvernement arrivent à Kanyabayonga. Des négociations se seraient engagées entre les deux parties mais le Major Claude aurait été formel et a refusé de laisser passage aux forces de la RDC envoyées par le Gouvernement. Le major Claude aurait même menacé d’arrêter les autorités civiles de la place et de décapiter quelques cent militaires de l’ex-APC du RCD – ML de Mbusa Nyamwisiqui qui avaient été brassé avec ceux de la 126ème bataillon de l’Ex-ANC. Ce brassage était intervenu à la demande des populations d’ethnie nande suite aux pillages et autres exactions commis par les militaires de l’ex ANC (d’ethnie Hutu et tutsi) sur les populations de Kanyabayonga (d’ethnie nande). Ces derniers avaient estimés qu’il fallaient que des militaires de leur ethnie doivent empêcher à ceux d’ethnie essentiellement hutu de commettre des viols, des vols et pillages des récoltes des populations de Kanyabayonga.

L’incompréhension étant consommée entre le major Claude et les autorités publics de la place ainsi que les autorités militaires venues de Beni et envoyées par le gouvernement, la guerre a éclaté à Kanyabayonga. Le premier jour, la guerre semblait se dérouler en faveur des forces loyalistes et le major Claude aurait échappé à la capture. A cours des munitions, les forces loyalistes auraient été obligées de replier, repoussées par les insurgés renforcés par les Forces pour la Défense du Rwanda infiltrées dans les troupes insurgées de l’ex ANC, profitant du partage linguistique et ethnique (Hutu et tutsi) pour tromper la vigilance de la communauté internationale représentée par la MONUC (Mission d’Observation des Nations Unies au Congo). En effet, le Rwanda maîtrise la logique de la communauté internationale dans le traitement des informations. La communauté internationale est trop formelle et exige des preuves pour confirmer ou infirmer une information relative à l’agression et autres comportements illicites au regard du droit international.

La guerre est donc ouverte depuis plus de quatre jours maintenant et les hostilités semblent se dérouler en faveur des agresseurs et des insurgés qui font montre d’une préparation et d’une organisation suffisante.

Une mauvaise organisation logistique serait à la base des échecs répétés des forces loyalistes. En effet, dans la nuit du dimanche à lundi, les éléments FARDC qui repliaient risquaient de s’affronter aux éléments de la deuxième ligne faute des moyens de communication. Ceux qui repliaient ont été attaqué par ceux de la deuxième ligne de front croyant faire face aux agresseurs et aux insurgés.

Il est donc important pour le Gouvernement d’assurer aux troupes des moyens de communication adéquat pour éviter des telles incidents.

C’est dans ce contexte qu’une polémique est née entre ceux qui pensent qu’il s’agit d’une simple mutinerie, insurrection (le Rwanda, le RCD et la MONUC…et ceux qui soutiennent la thèse d’une agression (le Gouvernement congolais et la population congolaise dans sa grande partie à en croire les différentes interventions médiatiques).

Cependant, les questions suivantes peuvent nous aider à répondre et à départager ceux qui entretiennent la polémique.

-         Les insurgés obéissent à l’ordre de qui ?

-         Qui aurait donné l’ordre à certains militaires parlant kinyarwanda de désobéir à l’ordre de l’Etat major, l’ordre consistant à brasser les troupes ?

-         Comment les troupes dissidentes qui estiment ne pas disposer des moyens suffisants pour combattre les interahamwe trouvent suffisamment des moyens pour contrer l’armée nationale ?

-         Par qui sont-ils ravitaillés en arme, en munition, en médicament, en carburant et en vivre ? Qui assure le moyen de transport ? Les renforts leur viennent d’où ? L’argent utilisé vient d’où ?

-         Que font les autorités provinciales vis-à-vis des insurgés présents à Goma ? Pourquoi les autorités provinciales à Goma n’agissent pas contre les insurgés qui séjournent régulièrement à Goma ; nous citons ici les commandant de la 11ème et de la 12ème brigade basées respectivement à Masisi et à Rutshuru, le colonel Bonnanné et le Colonel SMITH, qui passent beaucoup de temps à Goma sans être inquiétés ?

-         Qui coordonne les opérations et depuis quand la coordination a été mis sur pied ?

-         Où sont soignés les militaires blessés ?

-         Entre temps, qui attaque le Chef d’Etat major de la 8ème Région militaire, le colonel Bindu à Goma ?

-         La MONUC qui nie la présence des troupes rwandaises pourquoi elle ne rapporte même pas des mouvements interne des troupes de ceux qu’elle qualifie d’insurgés ? a quoi sert toute la logistique à sa disposition ?

1.       Les insurgés obéissent à l’ordre de qui ?

Il faut rappeler que ces affrontements ont été précédés par trois déclarations signées par ceux qui s’auto-proclament comme porte parole des « rwandophones » en réalité (hutu et tutsi), parce qu’il n’existe pas une ethnie rwandophone en RDC comme dans les pays voisins. A ces déclarations il faut ajouter la dernière manifestation armée organisée par les mêmes personnes qui se disent leaders des « rwandophones »

Dans ces déclarations il faut rappeler une idée qui revient : l’auto prise en charge.

Première déclaration du 18 Février 2004

Tout en fustigeant le Président de la République, Son Excellence Général Major Joseph KABILA et en qualifiant ses collaborateurs des «  faucons », les auteurs indiquent que les rwandophones ne se laisseront pas faire, quoi qu’il en soit, ils ont à présent suffisamment d’expérience pour pouvoir se défendre tous seuls par toutes les voies de droit.

Deuxième déclaration d’Août 2004

« Alors, tant pis ! Depuis près de 6 ans, nous savons ce qu’est ce l’auto prise en charge. Seuls et avec l’aide de Dieu, nous prendrons toutes les dispositions qu’imposent la sécurité et la survie de notre communauté dont les  membres n’acceptent jamais d’être des « sous congolais ».

Troisième déclaration

Dans cette déclaration, les signataires affirment que les troupes envoyées de Kinshasa n’arriveront pas à Goma en déclarant : « Ces 10 000 hommes en armes qu’on veut nous envoyer dans des conditions peu crédibles et louches peuvent rester où ils sont, car ils n’entreront pas au Nord-Kivu. La population visée par ce projet macabre ne le permettra pas. »[1]

De ces trois déclarations, il se dégage l’idée que les signataires ne font pas allusion à une lutte politique en disant qu’ils ont de l’expérience dans l’auto prise en charge. Ils font plus tôt allusion au fait qu’ils ont le contrôle de trois brigades constituées essentiellement des militaires parlant kinyarwanda. Mais aussi à l’appui qu’ils espèrent du Rwanda tant il est vrai que le Rwanda soutient politiquement l’action des mutins en s’opposant à l’envoie des troupes gouvernementales au Nord et au sud-Kivu. Nous sommes par ailleurs persuadés que c’est en vertu du principe de l’auto prise en charge que les armes sont entrain d’être distribuées aux civils hutu en territoires de Masisi et Rutshuru.

Pour répondre clairement à la question de savoir de qui obéissent les insurgés, nous devons reconnaître qu’ils n’obéissent pas au Chef d’Etat major de la 8ème région militaire et commandant région à l’intérim. Cependant, il se remarque nettement une cohésion dans les agissements du Rwanda et des insurgés.

Premièrement, les deux s’opposent à l’envoie des troupes gouvernementales au Nord – Kivu ;

Deuxièmement, tous deux soutiennent que les troupes gouvernementales comptent les interahamwe dans leurs rangs. Les insurgés ont même fourni le nombre des interahamwe (5000). Il faut craindre que les hutus se trouvant du côté du gouvernement soient considérés comme des interahamwe par le Rwanda et donc s’accorder le monopole d’utiliser les hutus non rwandais;

Troisièmement, les hutu et tutsi dits « rwandophones » n’ont jamais condamné l’incursion de l’armée rwandaise, moins encore ils ne l’ont reconnue ;

Quatriemement, le Rwanda ne condamne pas l’activisme militaire des insurgés à ses frontières alors que, logiquement, cet activisme devait être perçu par le Rwanda comme un obstacle aux opérations de surveillance des mouvements des interahamwe et un frein aux initiatives du gouvernement de la RDC, initiatives visant à désarmer de force les interahamwe.

2.       Qui aurait donné l’ordre à certains militaires parlant kinyarwanda de désobéir à l’ordre de l’Etat Major Général, l’ordre consistant à brasser les troupes ?

Il n’est pas un secret que les militaires ne peuvent pas à eux seuls se décider de ne pas être brasser et continuer à servir sous le commandement de la 5ème brigade basée à Goma, et ce, impunément.

Il est donc clair que c’est le commandant de la 5ème brigade, le Colonel Mayanga (d’ethnie hutu) qui aurait donné un briefing aux militaires hutu de sa brigade de ne pas aller au centre de brassage en prévision de la guerre en cour. Si non il allait sanctionner les militaires récalcitrants.

3.       Comment les troupes dissidentes qui proclament ne pas disposer des moyens suffisants pour combattre les interahamwe trouvent suffisamment des moyens pour contrer l’armée nationale ?

Il est un fait : les interahamwes font la guérilla. Ils n’ont jamais engagé un front ouvert tel celui ouvert entre les troupes gouvernementales et les « insurgés » ; un front qui exige beaucoup de moyens : humains ; logistiques ( ravitaillement en vivre, en carburant, en médicament, en armes et munitions…)

Comment alors, une armée qui réclamait des moyens logistiques au gouvernement pour faire face aux interahamwe oppose maintenant une résistance farouche aux troupes loyalistes jusqu’à les repousser ? La MONUC est timidement convaincu que les insurgés reçoivent de l’aide de l’extérieur. L’extérieur c’est où ? Où passe cette aide lorsque la MONUC s’est toujours présentée comme le monopole de la vérité ?

La MONUC doit comprendre que la population sans moyens logistiques est la première observatrice des situations réelles lorsqu’il s’agit des infiltrations étrangères.

4.       Par qui sont-ils ravitaillés en arme, en munition, en médicament, en carburant et en vivre ? Qui assure le moyen de transport ? Les renforts leur viennent d’où ? L’argent utilisé vient d’où ?

Il n’y a plus à tergiverser, la région militaire ne dispose pas de tous ces moyens lorsqu’on considère qu’elle se plaignait d’un mauvais traitement des ses militaires et qu’elle exigeait plusieurs moyens du gouvernement.

De plus, les recettes de la province du Nord Kivu amputées actuellement de celles venant de Beni et Butembo avec une baisse sensible des  recettes douanière à Goma, à Ishasha et à Bunagana de suite de l’insécurité et de la guerre ne peuvent pas permettre à la province de soutenir à elle seule les opérations militaires de Kanyabayonga. Ajouter à cela le fait que depuis la réunification, la province n’a que 10 % des recettes, le reste étant transféré à Kinshasa, capital de la République Démocratique du Congo.

En ce qui concerne la prise en charge médicale, il n’existait pas de médicament à l’hôpital militaire de Katindo avant que le nouveau commandant région militaire n’arrive, c'est-à-dire le jeudi 16 décembre 2004. D’ailleurs, la plus part de militaires malades ou blessés sont soignés à l’hôpital Docs de Goma.

Il est clair que l’aide extérieur en faveur des insurgés est inévitable. Cette aide doit obligatoirement traverser la ligne frontalière Rwando-Congolaise (Goma, Kibumba et BUNAGANA).

5.       Que font les autorités provinciales vis-à-vis des insurgés et les extrémistes Hutu et tutsi présents à Goma ? Pourquoi les autorités provinciales à Goma n’agissent pas contre les insurgés et les extrémistes hutu et tutsi qui séjournent régulièrement à Goma

Nous citons ici les commandants de la 11ème et de la 12ème brigade basées respectivement à Masisi et à Rutshuru et le Bourgoumestre de la Commune de Karisimbi, qui passent beaucoup de temps à Goma sans être inquiétés.

De deux réponses l’une : soit que l’autorité provinciale n’a plus d’autorité sur les insurgés et les extremistes hutu et tutsi dits « rwandophone », soit qu’elle collabore avec eux.

Dans la première hypothèse, le Gouverneur de province Eugène SERUFULI NGAYABASEKA, qui est le père des trois brigades[2] aurait dû désavouer les commandants de ces brigades et appeler ceux qui lui obéissent à ne pas suivre les insurgés et les extrémistes hutu et tutsi dits « rwandophone ».

La deuxième hypothèse semble plus crédible. Le Gouverneur Eugène SERUFULI continue à siéger avec le commandant de la 5ème Brigade, dans le comité provincial de sécurité mais aussi il n’a jamais condamné la guerre qui se passe dans sa province du Nord-Kivu alors qu’il a toujours crié haut et fort qu’il n’acceptera jamais que la Province du Nord-Kivu soit déstabilisée.

Curieusement, les véhicules de l’ONG (Tous pour la Paix et le Développement « TPD »), une ONG dont le Gouverneur est membre fondateur et principal mobilisateur des moyens, transportent les troupes aux front pour le compte des insurgés comme c’était le cas lors de l’insurrection de Bukavu de mai-juin 2004 ; insurrection menée par le Général Laurent NKUNDA et le colonel Jules MUTEBUTSI.

6.       Qui coordonne les opérations et depuis quand la coordination a été mis sur pied ?

A l’absence d’un commandement auquel les insurgés obéissent à la région militaire, il reste deux hypothèses :

Premièrement, les insurgés se commandent et coordonnent à partir de Goma ;

Deuxièmement, ils sont commandés en dehors de Goma.

Dans la première hypothèse, ils ne feraient pas longtemps entrain de combattre sans qu’un désordre ne se manifeste dans les actions étant donné que les deux colonels sont basés à des distances considérables.

7.       Où sont soignés les militaires blessés ?

A en croire les sources hospitalières de Gisenyi, cette structure recevrait des militaires blessés pour les premiers soins et qui sont rapidement transférés dans d’autres structures médicales.

Si l’information se vérifiait, comment le Rwanda pourrait compter des militaires blessés par balles sans être en guerre ?

8.       Qui attaque le Chef d’Etat major de la 8ème Région militaire, le colonel Bindu à Goma ?

En effet, ce dernier est issu de la composante Maï Maï. Alors qu’il jouait l’intérim du commandant région militaire à Goma, au cours de ces deux semaines (du 6 au 15 décembre 2004) il fait l’objet des attaques armées par des hommes identifiés comme ceux de l’ex ANC (armée du RCD). Curieusement, aucune enquête n’est diligentée par les autorités locales. Si ces attaques étaient diligentées contre un officiel « rwandophon », certaines composantes menaceraient même de quitter, avec raison, les institutions. Malheureusement, pour le colonel Bindu, sa composante n’a plus d’armée.

9.       La MONUC qui nie la présence des troupes rwandaises comment elle ne rapporte même pas des mouvements internes des troupes de ceux qu’elle qualifie d’insurgés ? A quoi sert toute la logistique à sa disposition ?

                                                                  

Ces questions n’ont pas de réponse pour l’instant. Seule la MONUC peut y apporter la réponse.

CONCLUSION

Une nième guerre est imposée à la République Démocratique du Congo après que ce pays ait perdu plus de trois millions de mort direct et indirect de par l’effet des guerres. La communauté internationale voit cela mais la RDCongo est moins écoutée pour ce qu’elle subi. Certains Etats veulent que le Congo trouve avant tout de solution aux problèmes du Rwanda pour afin s’atteler à ses propres problèmes.

 

Autant les tutsi Rwandais ont été victimes du génocide autant les congolais en font l’objet mais elle se présente différemment et dans une situation des rapports de force différents. La raison du plus fort l’a emporté (principe universel).

Les conséquences de cette nième guerre imposée à l’ensemble du peuple congolais par une communauté qui se nomme aujourd’hui « Rwandophone » qui regroupe les hutu et tutsi avec comme base arrière le Rwanda sont déjà visible ; plus de 100.000 personnes déplacées sont jetées sur le chemin de l’exode sans assistance aucune. Le bilan sur les pertes humaines et matérielles reste jusque-là inconnu.

Nous interpellons la Communauté nationale et internationale sur la responsabilité qu’endossent les extrémistes hutu et tutsi dits « rwandophones » quant à la perte en vies humaines en terme des milliers du faite des agressions qu’ils ont toujours couvertes.

Les congolais doivent prendre leur destin à main. Le RDCongo est agressée, la MONUC le confirmera après, à peu près et à peine. Il ne sera pas surprenant qu’elle le nie encore plus tard !

 

Fait à Goma, le 18 décembre 2004

 

Les Signataires,

 

PRENOM, NOM ET POST-NOMS

ORGANISATION

SIGNATURE

01

Jason LUNENO MAENE

Société Civile / Province du

Nord-Kivu

 

 

 

02

Richard MUHINDO BAYUNDA

Société Civile / Ville de Goma

 

 

 

03

Thierry KAMBERE KATSONGO

CREDDHO

 

 

 

04

Azile TANZI SALUMU

Campagne Pour la Paix

 

 

 

05

Immaculée BIRHAHEKA

ESSAIM

 

 

 

06

Nestor BAUMA BAHETE

CPDH-PHRC

 

 

 

07

Flavien CIZA GWAZIMIRE

RECIC

 

 

 

08

Blaise SONGA

ROADE

 

 

 

09

KALEMBA TSONGO

CRONGD/Nord-Kivu

 

 

 

10

Magellan LUANDA MUNGABO

ASODP

 

 

 

11

Georgine BURUME

UNTC

 

 

 

12

Djento MAUNDU BWENGE

RAPETA

 

 

 

13

 

Sylvie BIRURU

PAIF

 

 

 

14

 

Thomas D’AQUIN MUITI

 

REID/S.C. MASISI

 

 

 

 

 



[1] COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COMMUNAUTE CONGOLAISE RWANDOPHONE DU NOR-KIVU, p. 9.

[2] La 5ème Bde, la 11ème Bde et la 12ème Bde constituées essentiellement des anciens local defense qui, jadis étaient sous son commandement personnel entant que milice privée

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